Comment récolter des dons en ligne ?
Le site d’une campagne de dons en ligne… doit permettre de récolter de l’argent ! Les solutions sont nombreuses ; elles dépendent des compétences techniques, mais pas seulement.
Il existe en effet des « fermes » de campagnes, qui rassemblent les projets de plusieurs associations et organismes. Tout l’aspect technique est pris en charge, moyennant commission — nous entrons dans un domaine où tout coûte. Ces sites communautaires présentent l’avantage de fédérer le trafic de donateurs : ceux qui y viennent sont là pour ça. Ainsi, même si le projet ou l’association ne leur sont pas encore connus, ils sont accrédités et repérables.
Je n’en ai trouvé aucune qui rassemble des projets exclusivement chrétiens. Est-ce que cela n’existe pas ou ai-je mal cherché ? Peut-être cela ne correspond-il pas à la démarche. On ne cherche pas à donner à priori, mais on est touché par une cause que l’on veut ensuite soutenir. L’intention de donner est seconde par rapport à la proximité avec le projet et l’organisme qui le promeut. En tous cas, le développement de tels sites communautaires seraient certainement une initiative à soutenir. Le développement des entreprises de « marketing ecclésial » montre qu’il y a une demande importante pour les gros comme les petits budgets, mais tout le monde n’a pas la capacité de recourir à leurs services.
Reste donc à développer notre propre site, avec une solution de paiement autonome. Les propositions ne manquent pas : Paypal, la plus célèbre, mais aussi MoneyBookers, Ogone, Klik&Pay, Blue Paid, Paysite-Cash, EurowebPayment, Paybox. Les banques ont également leur solution : Cyberplus (Banque Populaire), Webaffaires (Crédit du Nord), e-transactions (Crédit Agricole), Sogenactif (Société Générale), Spplus (Caisse d’Épargne), Mercanet (B.N.P), Scellius (La Poste), Sherlock’s (Crédit Lyonnais), … et j’en oublie sans aucun doute.
Comment choisir ? À qui faire confiance ? Le réflexe spontané est de considérer l’offre de Paypal. Cette solution est simplissime à mettre en œuvre et très généralisé ; la plupart de ceux qui utilisent Internet pour des achats possèdent déjà un compte Paypal. Avec quelques rudiments d’édition des pages web, on active le système sur son site en quelques clics.
Ce n’est pourtant pas la solution que nous avons retenue pour notre propre campagne. Pour deux raisons. D’abord pour honorer la confiance des donateurs. Donner pour un projet d’Église, c’est donner à des gens a priori dignes de confiance — particulièrement des moines
. Or la notoriété de Paypal le rend particulièrement sujet aux attaques dites d’« hameçonnage » — phishing, en clair. La plupart des donateurs n’étant pas technophile, est une cible facile. Mais il est hors de question qu’une personne puisse rencontrer, plus tard, des problèmes avec un système qu’elle ne connaît pas assez et qui lui aura été recommandé en contexte de confiance.
Cette raison fut suffisante et déterminante pour nous. Il en existe cependant une deuxième. Paypal est simple mais n’est pas gratuit. À chacun de faire ses comptes. Les banques semblent plus gourmandes, mais suivant le nombre et le montant des transactions, même en comptant les frais d’installation, elles peuvent s’avérer plus avantageuses. Reste, c’est le point faible, que les solutions bancaires requièrent une expertise technique qui a un prix s’il faut recourir à un prestataire.
Pour peu qu’on veuille protéger les donateurs inexpérimentés et limiter les dépenses, recueillir de l’argent en ligne peut donc être difficile. Si vous avez des retours d’expérience en la matière, ils sont bienvenus !





excellent article je trouve qu’il faudrais généralisé ce procédé.