Par frère Dominique, le Mardi 26 mai 2009 à 9 h 29

Internet pour s’enrichir

Connectivity is poverty” pourrait être le slogan résumant les arguments rapportés par le NYTimes : « plus les gens sont pauvres, plus ils aiment leur téléphone » ; « seuls les pauvres sont obsédés par leur connexion ». Comme tous les propos iconoclastes, ils choquent, ils provoquent à réagir, mais ils disent crûment comment l’engouement pour les nouvelles technologies peut être perçu : le mode de vie obsédant de ceux qui n’ont pas le choix de vivre autrement.

Il est certain que les dérives et les dangers sont nombreux. Il est possible que Facebook soit trop souvent utilisé comme la vitrine d’une vie privée que l’on expose à défaut de pouvoir la vivre, il est possible que la recherche continuelle de nouveaux ‘amis’ puisse cacher le désespoir d’une grande solitude, il est encore possible que l’on consulte d’autant plus sa messagerie téléphonique que l’on reçoit moins de messages. Mais est-ce une raison pour dénigrer ces outils ? Si elles peuvent être révélatrices d’une douloureuse pauvreté culturelle et humaine, les nouvelles technologies ne l’ont pas engendrée. L’homme est responsable.

La grandeur de l’homme, ici, est d’employer ces nouveaux outils pour bâtir un monde meilleur. Voilà qui nous renvoie à l’appel du Saint-Père à promouvoir « une culture du respect, du dialogue et de l’amitié authentique ». Voilà qui nous invite à ne pas considérer Internet comme un porte-voix mais comme un espace de collaboration et d’entraide. Il a été créé pour ça. Contrairement au « monde réel » où ce qu’on partage est divisé, la Toile a ceci d’étonnant que ce qu’on y partage est multiplié. Multiplions les idées, les initiatives, l’ouverture aux autres. Enrichissons-nous donc de nouveaux partages, de nouvelles amitiés. Avant de réfléchir au potentiel de ces instruments pour la communication ou d’essayer d’évaluer l’influence que ces communications peuvent avoir sur les autres, rappelons-nous que la valeur des relations se mesure à la richesse de rencontre qu’elles apportent.


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Une réponse

29 décembre 2009
Judith

Facebook ou l’opium du peuple ! Merci pour le « Connectivity is poverty » que je ne puis que cautionner, depuis que j’ai perdu mon travail dans les « nineties », je n’ai jamais réussi sur facebook notamment à retrouver un travail digne de ce nom correspondant à mes compétences ni encore moins à déménager, merci au passage, Frère Dominique, de demander à Saint Joseph son intercession dans ce sens !!!
J’ai fini par éliminer tous mes amis virtuels il y a quelques jours, il faut dire que parlant plusieurs langues, ils venaient de nombreux continents, j’ai pour autant découvert la messe Saint Pie V grâce à fb et évangélisé en racontant ma « life », ce qui a été positif depuis environ trois ans maintenant, toutefois, probablement beaucoup plus que dans la vie réelle, s’il n’y a pas de maîtrise ni de discernement, ces outils mènent à la vraie pauvreté, celle de l’esprit, il faut sans cesse opérer un contrôle qui devient vite une contrainte, sans compter l’étiquetage et le moule dans lequel les personnes qui ne vous connaissent pas en chair et en os vous font rentrer ni encore moins les nombreuses tentatives de récupération politique ou autre … Vive l’incontournable web !
In Christo et Mariae