Le web, 10 ans après
L’institut Mediamétrie publie une présentation des internautes français fort instructive. Depuis 10 ans, l’évolution est telle qu’on peut quasiment les identifier au français « moyen ».
Désormais, la pyramide des âges tend à se rapprocher de la structure de la population (29% des internautes ont plus de 50 ans), la parité est établie (52% d’hommes, 48% de femmes), Internet n’est plus réservé aux milieux favorisés (36% de CSP+ et 34% CSP-), la région parisienne ne compte plus que pour 20% des connexions.
Le rapport se réjouit ainsi que surfer n’est plus un privilège (60% de pénétration) et qu’on peut accéder à Internet à tout âge (l’étude porte sur des personnes âges de plus de 11 ans).
Ajoutons à ces chiffres quelques autres, plus anciens. Les internautes ont passé en moyenne 1h11 sur Internet en décembre 2008. Les plus jeunes ne sont pas les plus assidus : 53 minutes pour les 15-24 ans, et 1h40 pour les 25-34 ans, soit deux fois plus de temps !
Indéniablement, Internet est plus populaire et moins urbain ; plus réel en somme. Il devient plus difficile de soutenir que la révolution numérique concerne en premier lieu la jeunesse. Quelles conclusions tirer ? À l’heure où, dans ma communauté, nous réfléchissons à la manière d’adapter nos publications à Internet, ces chiffres montrent aussi combien sont erronés les poncifs rassurants qui prétendent que la presse papier n’a pas le même lectorat que la presse numérique. Manifestement, c’est de moins en moins vrai. Ce n’est plus vrai. Le public visé par la presse papier est composé d’internautes. La concurrence est directe.
La réflexion devient non seulement de trouver comment la presse papier peut se convertir aux supports numériques mais encore de s’adapter aux usages des internautes. Il ne suffit pas de constater qui est connecté, il faut savoir comment chaque classe d’âge se comporte.
En ce domaine, les comportements et les attentes restent, a priori, très différents. Mais la question des classes s’estompe maintenant devant celle des usages, qui devance désormais toutes les autres. Les portraits comme celui que vient de dresser Mediamétrie doivent donc, pour être pertinents, être assortis de données comportementales. Il importe moins de connaître les CSP et l’âge du public visé que les habitudes et les attentes de l’audience. Le succès récent des plateformes d’échange et des réseaux sociaux atteste ainsi que les interactions ont plus d’importance que le profil des internautes. Il ne suffit donc plus d’être « présent » sur Internet, il faut faire corps avec les utilisateurs.
Au final, ces chiffres établissent que la frontière entre le monde « réel » et le monde « virtuel » s’étiole manifestement. Il a fallu à peine 10 ans !
2 réponses
Bonjour ! oui, le web est tout petit
Très intéressantes, vos solutions ! Incontestablement dans la bonne direction. ça serait intéressant d’en parler, à l’occasion.
Je vous souhaite bon succès.





Bonjour frère Dominique,
Incroyable de tomber sur votre post après quelques années (Sunflower Services) ! J’espère que cela ne vous a pas laissé un trop mauvais souvenir ! Je constate que vous évoluez avec votre temps, ce qui est magnifique. Nous revendons des solutions de paiement mobile, pas mal pour les non bancarisés en Afrique, par exemple à Madagascar.
Bien à vous,
Sébastien Burlet